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Histoire littéraire d'Italie (5/9)

Note 651 — D'ITALIE. (continued 2)

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Note 651:

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Il est visible, dit Paul

Beni

, dans son Commentaire sur la

Jérusalem délivrée

(p. 537 et 538), que le Tasse lutte ici avec l'Arioste dans son portrait d'Alcine; mais on voit qu'il a mis plus de soin à désigner les beautés cachées. L'un et l'autre ont eu en vue ce que dit Apollon à la vue de Daphné (

Métam.

, l. I.), et surtout ce trait:

Si qua latent meliora putat.

Mais l'Arioste est allé au-delà d'Ovide, et le Tasse bien au-delà de l'Arioste: «

Poichè se ben usa parole quasi metaforiche e oneste, non dimeno accenna concetto alquanto

impudico

.» Scipion

Gentili

, autre commentateur du Tasse, craint qu'il n'ait pas évité l'application de ce passage de Quintilien (l. VIII, ch. 3):

Nec scripto modo hoc accidit, sed etiam sensu plerique obcœnè intelligere, nisi caveris, cupiunt, ut apud Ovidium:

Quæque latent meliora putat;

(on peut remarquer en passant que Quintilien, qui a cité de mémoire, a mis

quæque latent

, au lieu de

si qua latent

qui est dans Ovide)

ac ex verbis quæ longe ab obcœnitate absunt, occasionem turpitudinis rapere.

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