Note 650 — D'ITALIE. (continued 2)
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Note 650: (retour) Une partie de cette analyse de la Jérusalem délivrée est faite il y a près de vingt-cinq ans; elle fut même insérée dans le Mercure de France en 1789, sous le titre d'Essai sur le Tasse. Je m'occupais beaucoup dès lors de l'étude des poëtes italiens; mais, moins familiarisé que je le suis avec le caractère de leur langue et de leur poésie, j'avais adopté dans toute sa rigueur un jugement susceptible de modification. D'ailleurs, c'était le temps où il était de mode en France de rabaisser le législateur de notre Parnasse. Je n'étais pas alors plus disposé à me laisser influencer par la mode, que je ne l'ai été depuis; et ce fut pour défendre Boileau, plus que pour critiquer le Tasse, que j'écrivis cet Essai. Aujourd'hui toutes choses sont à leur place, Boileau et le Tasse gardent chacun la sienne, et les véritables amis de l'art des vers peuvent, sans que l'un nuise à l'autre, jouir également de tous les deux.