Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Sortis enfin des sinuosités du labyrinthe, les chevaliers voient se développer devant eux l'aspect riant de ce beau jardin641. «Il leur offre en un seul point de vue, des eaux dormantes, de mobiles et clairs ruisseaux, des fleurs et des plantes variées, des gazons émaillés, des coteaux éclairés du soleil, et des vallons couverts d'ombrages, et des grottes et des forêts; et ce qui ajoute encore au prix et à la beauté de ces ouvrages, c'est que l'art qui fait tout, est partout caché. Vous croiriez, tant la négligence et la culture sont agréablement mélangées, qu'il n'y a de naturel que les sites et les ornements. Il semble que c'est un art de la nature qui prend plaisir à imiter, en se jouant, son imitateur642. L'air est lui-même un effet de cet art magique, air doux qui rend les arbres toujours fleuris; avec des fleurs éternelles, le fruit dure éternellement, et tandis que l'une éclot, l'autre mûrit. Sur le même tronc et entre les mêmes feuilles, la figue vieillit sur la figue naissante; le nouveau fruit et l'ancien pendent à la même branche, couverts de leurs écorces, l'une verte et l'autre dorée. Dans la partie du jardin la plus exposée au soleil, la vigne tortueuse élève en rampant le luxe de ses rameaux; couverte de bourgeons, elle porte ici des grappes encore en fleurs, et là des grappes chargées d'or, de rubis, et déjà même de nectar.»