Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Les jardins en occupent le centre, et l'on ne peut y pénétrer qu'à travers un labyrinthe embarrassé de mille détours. Ce labyrinthe rappelle à l'imagination du Tasse celui de Crète, et une comparaison d'Ovide, qui imitait pour le moins aussi souvent que Virgile. «Tel que le Méandre se joue entre des rives obliques et incertaines, et dans son double cours, tantôt descend et tantôt remonte, il tourne une partie de ses eaux vers la mer; et tandis qu'il vient, il se rencontre qui retourne639:» tels, et plus inextricables encore, sont les détours de ce labyrinthe, mais les deux chevaliers ont appris le secret de les franchir. En empruntant ce qu'il y a d'ingénieux dans cette comparaison, le Tasse y a pris de même ce qu'il y a de précieux et d'affecté640; il n'avait point, il faut l'avouer, dans son propre génie de quoi se garantir des séductions de celui d'Ovide; nous allons le voir encore s'y laisser trop facilement entraîner.