Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Enfin il est peu de récits et de descriptions du Tasse, où l'on ne trouve des imitations pareilles; mais l'une de ses plus belles et de ses plus riches descriptions peut être examinée sous d'autres rapports; c'est celle des jardins magiques d'Armide; ajoutons-y celle de sa personne, ou son portrait. On y trouve à la fois, et les preuves les plus brillantes de son talent descriptif, et de nouveaux exemples d'imitations, presque toujours heureuses, des anciens, et, il faut aussi en convenir, un assez grand nombre de ces traits qui sortent du naturel, pour tomber dans l'affectation ou dans la recherche; et enfin un sujet de comparaison entre l'Arioste et le Tasse, plus évident et plus facile que n'en peut offrir aucune autre partie de leurs poëmes. Quelque dangereuse que cette lutte dût lui paraître, le génie du Tasse n'en fut point effrayé, mais, sans compter le tour habituel de son esprit, qui le portait, malgré sa grandeur, à la subtilité et à l'excès, le désir d'éviter des ressemblances avec un tableau peint largement et de fantaisie, et de produire des effets encore plus piquants, fut sans doute pour quelque chose dans ces traits que l'on est obligé d'y reprendre. Rapprochons l'une de l'autre ces deux descriptions célèbres620. Ce parallèle, que deux rivaux si souvent comparés peuvent soutenir également, en nous faisant mieux sentir les perfections de chacun, nous engagera de plus en plus, au lieu de les préférer l'un à l'autre, à les admirer tous les deux.