← Table of contents
Histoire littéraire d'Italie (5/9)

Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)

Reading edition

La nuit suivante, Clorinde est jalouse à son tour des exploits de ces deux guerriers614; elle veut égaler leur gloire. Dans la retraite précipitée des chrétiens, une de leur machines de siége, trop endommagée, n'a pu les suivre; elle s'est arrêtée dans la campagne; des troupes restent à sa garde; on en voit briller les feux. Clorinde veut sortir, le fer et la flamme à la main, disperser les gardes et brûler la machine de guerre. Elle confie ce projet au fier Argant, et le prie, si elle succombe dans son entreprise, de prendre soin des femmes qui lui sont attachées, et du vieil eunuque Arsète qui lui a servi de père. Argant s'enflamme à ce discours et veut partager avec Clorinde ce nouveau danger. Ils vont demander la permission du roi pour cette expédition nocturne. Aladin lève les mains au ciel, le bénit et se promet une heureuse fin de la guerre, puisque la cause du Prophète a encore de tels défenseurs. Rien ne paraît ressembler moins que Clorinde et Argant à Nisus et à Euriale, et pourtant jusqu'ici tout ressemble à la célèbre aventure de ces deux amis615, le projet, les discours, la démarche auprès du roi, et le transport de joie et d'espérance dont le vieux monarque est saisi; souvent les expressions sont les mêmes, et les vers sont traduits par les vers616.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings