Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Lorsque Tancrède ose tenter l'aventure de la forêt enchantée, supérieur à tous les dangers, à toutes les craintes, il est arrêté par la voix de Clorinde qui paraît sortir du tronc d'un arbre qu'il allait couper; cette voix plaintive implore sa pitié. «Tel qu'un malade qui voit en songe un dragon ou une énorme chimère environnée de flammes, soupçonne et s'aperçoit même en partie que c'est un fantôme, et non un objet réel; il s'efforce pourtant de fuir, tant il est épouvanté de cette horrible apparence; tel le timide amant ne croit pas entièrement cette illusion étrangère; et cependant il la redoute, et se voit contraint de céder605.» Un poëte qui crée, dans des genres différents, de si belles comparaisons, peut se dispenser d'imiter, et est lui-même un excellent modèle.