Note (retour) — D'ITALIE. (continued 2)
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Si du mérite de l'ensemble nous passons à celui des détails, nous n'y trouverons pas le Tasse moins digne de notre admiration. Les critiques les plus rigides ont reconnu l'éloquence de ses discours. Celui qu'il met, au premier chant, dans la bouche de Godefroy, pour exhorter les chefs de l'armée à rentrer en campagne; celui que prononce Alète, ambassadeur du soudan d'Égypte, lorsqu'il vient proposer la paix; ceux qu'à différentes reprises, le général des chrétiens et même les chefs des infidèles adressent à leurs soldats avant de combattre, passent avec raison pour des modèles de cette partie essentielle de l'art. Les critiques les plus favorables reconnaissent, au contraire, que le Tasse, qu'ils regardent comme supérieur à l'Arioste dans les discours, lui est inférieur dans les comparaisons593; et cependant il en a, et en grand nombre, qui peuvent paraître difficiles à surpasser.