Note (retour) — NOTES AJOUTÉES.
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Les savants grecs qui vinrent à ce concile, pour défendre, dans la controverse avec les Latins, la cause de l'Église grecque, trouvèrent Florence familiarisée avec l'étude de leur langue. Cette étude y avait langui peu de temps après la mort de Boccace: Emmanuel Chrysoloras l'avait fait refleurir. Ce Grec illustre, né à Constantinople, vers la moitié du quatorzième siècle, après y avoir enseigné les belles-lettres, avait été envoyé à Venise par son empereur 326, pour y solliciter des secours contre les Turcs; et, dès ce premier voyage, plusieurs gens de lettres italiens étaient allés prendre de ses leçons. Il était de retour à Constantinople, lorsque, de leur propre mouvement, les Florentins lui offrirent de venir dans leur ville professer la littérature grecque, avec cent florins d'honoraires, et un engagement pour dix ans. Il s'y rendit vers la fin de 1396, et c'est de son école que sortirent Ambrogio Traversari général des Camaldules, Léonardo Bruni d'Arezzo, Giannozzo Manetti, Palla Strozzi, Poggio, Filelfo, et d'autres encore, qui formèrent à Florence, une espèce de colonie grecque. Chrysoloras n'y resta qu'environ quatre ans. Dès le commencement du quinzième siècle, il se rendit à Milan auprès de l'empereur Manuel, qui venait de passer en Italie. Il y ouvrit aussi une école, comme partout où il faisait quelque séjour; mais bientôt il fut chargé de missions importantes, par cet empereur, auprès des puissances d'Italie; par le pape Alexandre V 327, auprès du patriarche de Constantinople; par Jean XXIII, au concile de Constance, où il mourut en 1415 328.