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Histoire littéraire d'Italie (3/9)

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Mais, pendant quelque temps, ni les troubles ni les maux publics n'interrompirent les fêtes et les divertissements de la cour et des cercles brillants de la ville. Marie en faisait l'ornement; Boccace continuait de jouir de son amour, et d'en immortaliser le souvenir dans ses ouvrages. Il paraît qu'il sut même se rendre agréable à la reine Jeanne, qui, au milieu des orages et des emportements de ses passions, aimait les lettres et se plaisait, à l'exemple de son père, dans la conversation des savants et des poëtes. Boccace a fait, en plusieurs endroits, de grands éloges de cette reine. Il eut bientôt à plaindre ses malheurs; bientôt aussi la mort de son père et les soins de famille qui en furent la suite, le rappelèrent à Florence 10, où il resta désormais fixé par la maturité de l'âge, l'estime de ses concitoyens, la part qu'il prit aux affaires, et ses liaisons avec les hommes distingués qui illustraient alors cette république.

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