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Histoire littéraire d'Italie (2/9)

Note (retour) — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 3)

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Mition, malgré sa douceur, perd patience. Il apostrophe à son tour son aigre censeur. «Serviteur infidèle et fuyard, ingrat pour le meilleur des maîtres, c'est à toi qu'appartiennent les fers, la croix, tous les supplices. On sait que la crainte d'un tyran superbe te fit abandonner ton troupeau.» Pamphile répond qu'il s'est repenti, qu'il a lavé ses taches dans le fleuve, et que sa pâleur s'est dissipée. «Que ne reviens-tu-donc, reprend Mition, habiter ces belles demeures? Pour moi je ne veux plus les quitter; je n'aime plus que les grandeurs; je ne serai plus le pasteur d'un pauvre troupeau. J'ai acquis par mes chants une aimable amie; j'aime à me parer pour lui plaire. Je fuis le soleil; je cherche des antres frais; je lave mes mains et mon visage dans une eau limpide; le berger de Bysance 639 m'a fait présent de ce miroir; je me plais à en faire usage. Mon épouse sait tout cela, et le souffre; je lui pardonne à mon tour bien des choses. Vous autres, vantez-vous d'amies obscures et inconnues; mais moi, que ma chère Epy me retienne toujours dans ses embrassements!..» Malheureux reprend Pamphile, est-ce ainsi que tu sers ton maître? Tu crois être en sûreté sous l'ombrage; mais il viendra changer en deuil tes plaisirs. Tu crois, réplique Mition, m'effrayer par de vaines paroles, mais les hommes de courage méprisent les dangers présents; les périls les plus éloignés font peur à ceux qui sont timides.»

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