Note Page 525, ligne 25 — Par P.L. GINGUENÉ, (continued 3)
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«O douleur! pourquoi me conduis-tu hors de ma route? Pourquoi me dictes-tu ce que je ne voulais pas dire? Laisse-moi donc aller où le plaisir m'appelle. Beaux yeux, plus sereins que des yeux mortels, ce n'est ni de vous que je me plains, ni de celui qui me tient dans vos chaînes. Vous voyez de combien de couleurs l'amour teint souvent mon visage; jugez de ce qu'il doit faire au dedans de moi, où il règne le jour et la nuit, fort du pouvoir qu'il tient de vous. Astres heureux et riants, il ne manque à votre bonheur que de vous contempler vous-mêmes; mais quand vous daignez vous fixer sur moi, vous voyez par vos effets ce que vous êtes. Il continue de s'étendre sur cette pensée et sur ce qu'il est heureux pour les yeux de Laure qu'ils ignorent toute leur beauté. C'est encore par un élan du cœur qu'il s'arrache à ces subtilités de l'esprit. «Heureuse l'âme qui soupire pour vous, ô lumières célestes! C'est pour vous que je rends grâce de la vie, qui n'aurait pour moi rien d'agréable sans vous. Hélas! pourquoi m'accordez-vous si rarement ce dont je ne me rassassie jamais? Pourquoi ne regardez-vous pas plus souvent les ravages qu'exerce sur moi l'amour? et pourquoi me privez-vous, à instant même, du bonheur dont mon âme commence à peine à jouir?»