Note 25 — LIVRE PREMIER FRANCE. — ITALIE. — RUSSIE
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La question du mariage des prêtres, que la primitive Église jugea indifférente et que l’Église protestante a jugée selon la nature, cette question n’a pu faire doute qu’un moment, lorsqu’au XIIe siècle, l’évêque se trouva seigneur en même temps, et, comme tel, avide et rapace pour une famille qui souvent donnait l’exemple de tous les vices féodaux. C’est à ce moment que Grégoire VII osa faire son étrange réforme, essaya de supprimer l’abus en supprimant l’usage, interdisant aux prêtres le mariage et supposant que, dès lors désintéressés, ils se tourneraient entièrement vers les choses spirituelles. C’est ce moment singulier que M. Villemain a très bien raconté dans un fort beau livre posthume qui a paru enfin cette année même (1872).
Ce qui restait à raconter et ce qui était hors du cadre de l’histoire de Grégoire VII, c’est que le célibat ecclésiastique ne remplit pas l’espoir que Grégoire VII avait conçu. Les prêtres, délivrés des soins de la famille, ne furent pas pour cela plus féconds spirituellement. Leurs églises gothiques, si justement admirées, n’ont pas été construites par le clergé célibataire, comme on le croyait encore et comme je le croyais moi-même, en 1830, mais par des architectes laïques et mariés, dont on a découvert les noms. Quant à la scolastique, j’ai dit combien elle fut peu féconde. D’Abailard à Occam, du XIIe au XIVe siècle, elle ne peut faire un pas, revient alors à son point de départ. Voyez sur ces grands sujets, sur la stérilité de l’Église au moyen âge, et sur la première Renaissance de 1200, violemment et stérilement étouffée : la préface de ma Renaissance, au VIIe volume de mon Histoire de France ; — N. Peyrat, Histoire des Albigeois ; — Amari, Histoire des musulmans des Deux-Siciles, etc.