Note 18 — DEUXIÈME PARTIE FIN DE LA CONVENTION. — DIRECTOIRE. (continued 2)
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Fouquier était le cousin de Camille Desmoulins. Il rappela que la veille et le lendemain de Prairial, quand Robespierre fit passer son horrible loi, il donna sa démission, ainsi que plusieurs jurés ; que Robespierre, que Saint-Just les menacèrent d’être arrêtés, — arrêtés sur-le-champ (Hist. Parlem., t. XXXIV, p. 248, 301), que l’homme de Robespierre, le président du tribunal, Dumas, fit réellement arrêter un des jurés, qu’un autre, Duplay lui-même, chez qui logeait Robespierre, voulait se démettre (Hist. Parlem., t. XXXIV, p. 248, 310). Ni les Comités, ni Fouquier, ni les jurés, ne pouvaient échapper de l’horrible engrenage où on les plaça, sans périr. — Nombre des condamnés, même des plus regrettables, n’étaient pas innocents. Malesherbes avait caché la protestation du Parlement, un en-cas de guerre civile. Lavoisier avait fourni les poudres pour combattre le peuple. — La précipitation atroce que l’on mit dans tout cela glorifia certains coupables, leur donna comme un triomphe. La Grammont-Choiseul, par exemple, l’une des trois Parques fatales qui firent la guerre de Sept ans, livrèrent la France à l’Autriche, nous perdirent en 63, était coupable encore plus, bien plus que Marie-Antoinette.