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Histoire du Consulat et de l'Empire, (Vol. 12 / 20)

Note 25 — LIVRE QUARANTIÈME. S D'OÑORO. (continued 4)

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Événements en Andalousie pendant la retraite de Portugal. Pendant la retraite dont on vient de lire le récit, le maréchal Soult avait continué et achevé le siége de Badajoz, conduit d'abord avec une grande lenteur, et dans les derniers jours avec une remarquable célérité. Le fort de Pardaleras avait été pris le 11 février, et en ayant acquis dès cette époque ce point d'appui si rapproché de l'enceinte, on n'était pas encore parvenu dans les premiers jours de mars au bord du fossé, où, d'après toutes les règles de l'art, et vu la force de la place et de la garnison, on aurait dû être en six ou huit jours. Il est vrai que la bataille de la Gevora avait été livrée dans l'intervalle; mais, d'après le journal du siége, elle n'avait détourné les troupes que pendant trois jours, et encore n'avait-elle fait que ralentir les travaux sans les suspendre. Suite du siége de Badajoz. Si le temps avait été employé devant Badajoz comme il l'avait été dans les autres siéges exécutés en Espagne, si à partir de la prise du fort de Pardaleras la place eût été emportée en douze ou quinze jours, l'armée d'Andalousie aurait pu être libre du 23 au 26 février, et le secours demandé par le maréchal Masséna, ordonné par Napoléon, aurait pu arriver en temps utile, puisque le maréchal Masséna ne quitta les bords du Tage que le 7 mars[25]. Restait toujours, à la vérité, le danger de s'éloigner de l'Andalousie pour s'enfoncer en Portugal, danger cent fois moindre cependant que celui auquel on allait se voir exposé, lorsque les Anglais, débarrassés du maréchal Masséna, pourraient se jeter en masse sur le maréchal Soult.

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