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Histoire du Bas-Empire. Tome 03

Note 315 — LIVRE XV.

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Ce fort est appelé Suma, Σοῦμα, par Zosime, l. 3, c. 30. D'Anville croit (l'Euphrate et le Tigre, p. 97) qu'il répond à la ville de Sermanray, appelée aussi Samira par les Arabes, et qui est ruinée depuis long-temps. L'une et l'autre étaient, il est vrai, sur les bords du Tigre, du côté de l'orient; mais il faut observer que la position indiquée pour la dernière est trop méridionale pour que l'on puisse croire qu'elle réponde au fort Sumere d'Ammien Marcellin. Ce qui doit encore faire entièrement rejeter cette identité, c'est la fondation moderne de Samira. L'apparente conformité de nom qui a seule déterminé d'Anville est tout-à-fait accidentelle; car ce nom moderne n'est qu'une contraction très-moderne elle-même de Serra-man-rai, c'est-à-dire en arabe, il réjouit quiconque le voit, nom qui fut donné à ce lieu par le khalife Motasem, son fondateur, qui en avait fait une maison de plaisance comme son nom l'indique. Ce khalife mourut en l'an 842.—S.-M.

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