Note 204 — LIVRE XIV.
Reading edition
Tel est en effet en syriaque le sens des mots nahara-malka. C'est Ammien Marcellin qui le donne (l. 24, c. 6), fossile flumen Naarmalcha nomine, quod amnis Regum interpretatur. Le même nom se trouve traduit ou corrompu dans un très-grand nombre d'écrivains. Polybe appelle ce canal (l. 5, § 51) βασιλική διώρυξ, le canal royal. Isidore de Charax, Ναρμάλχα (ap. geog. Græc. min. t. 2, p. 5); dans les fragments d'Abydène conservés par Eusèbe (Præp. evang. l. 9, c. 41), on trouve Ἀρμακάλης; dans Strabon, l. 16, p. 747, ποταμὸς βασίλειος, le fleuve royal; dans Pline c'est Armalchar, ce qui dit-il (l. 6, c. 30) signifie fleuve royal; Armalchar, quod significat regium flumen. Ptolémée l'appelle aussi fleuve royal, βασίλειος ποταμὸς, mais par erreur, il le distingue du Maarsares, Μααρσάρης ou Naarsares, dont il fait un autre bras de l'Euphrate, tandis que ce n'est qu'une des dénominations orientales du même canal. Les Arabes l'ont nommé Nahar-almelik, qui a toujours le même sens, ainsi que Nahar-schir, qui fut aussi en usage dans la même région. Ce dernier nom appartient à la langue pehlwie ou à l'idiome persan mêlé d'arabe et de syriaque qui fut en usage dans cette contrée du temps des Sassanides.—S.-M.