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Histoire du Bas-Empire. Tome 02

Note 306 — LIVRE XI.

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Rien n'indique que ce nom ait été donné à cette ville par les Macédoniens et qu'ils en aient été les fondateurs. Lebeau a été trompé par une note de Henri Valois sur Ammien Marcellin, dans laquelle cette opinion est émise, mais sans preuve. Cette phrase d'Ammien Marcellin, l. 20, c. 7, quam Phœnicam institutores veteres appellarunt, ne peut s'appliquer aux Macédoniens; elle indique bien plutôt les anciens habitants du pays. Cette ville, située au milieu du territoire occupé par une tribu de Curdes, appelée Zabdeni, dut à cette circonstance son nom de Bezabde, contraction syriaque des mots beit-Zabda, (maison ou demeure des Zabdeni). Le pays tout entier s'appelait Zabdicène. Les auteurs syriens le nomment ordinairement Bazabda ou Bakerda (le pays de Zabda ou des Curdes). La ville est sur la rive occidentale du Tigre, dans une presqu'île formée par ce fleuve, c'est à cette situation qu'elle doit son nom actuel de Djézirah-ibn-Omar, c'est-à-dire l'île du fils d'Omar. On la nomme encore Djézirah ou l'île tout simplement, et l'île des Curdes, ou l'île de Zabdita.—S.-M

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