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Histoire du Bas-Empire. Tome 02

Note 203 — LIVRE X. (continued 2)

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Consilia tartareis manibus miscens, et præstigiatores omnes consulens de futuris. Rien n'indique précisément dans ce passage d'Ammien Marcellin, que Sapor ait eu recours à des pratiques superstitieuses qui paraissent si contraires à ce que nous connaissons de l'ancienne religion des Perses. Cependant, il est vrai de dire qu'un poète latin anonyme, cité par Henri Valois dans ses notes sur Ammien Marcellin, s'exprime plus clairement sur ce point,

Fata per humanas solitus prænoscere fibras Impius infanda relligione Sapor; Pectoris ingenui salientia viscera flammis Imposuit: magico carmine rupit humum. Ausus ab Elysiis Pompeium ducere campis, etc.

Il serait possible que ces horribles imputations ne fussent que des bruits populaires, fondés sur ce qu'on disait alors des rites barbares usités dans les cérémonies magiques, et sur ce qu'on racontait des sacrifices humains, pratiqués dans les mystères de Mithra, sur lesquels on peut voir, en particulier, Socrate (l. 3, c. 2 et l. 5, c. 16), et Sozomène (l. 5, c. 7). Cependant il est bon de remarquer que long-temps avant cette époque, Pline paraît aussi accuser les mages d'avoir pratiqué de semblables sacrifices. Nam homines immolare gratissimum, dit-il (l. 30, c. 6), en parlant des cérémonies magiques en usage chez les Perses.—S.-M.

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