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Histoire du Bas-Empire. Tome 02

Note 231 — LIVRE X. (continued 2)

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Rien n'indique dans le récit d'Ammien Marcellin, quelle pouvait être la grandeur de la ville d'Amid. Avant les travaux que Constance y avait fait faire, lorsqu'il était encore César, elle était perbrevis; mais tout indique que, depuis, elle était devenue une ville considérable. Cependant Ammien Marcellin dit dans un autre endroit (l. 19, c. 2), qu'elle n'avait pas une très-grande circonférence, civitatis ambitum non nimium amplæ. On n'y pouvait trouver assez de place pour donner la sépulture aux guerriers qui périssaient, ce qui se conçoit, puisque la ville était située au sommet d'une hauteur, dont elle occupait toute la surface. Malgré cela outre la population ordinaire, et tous les réfugiés des deux sexes, il y avait encore vingt mille soldats, et militibus aliis paucis adusque numerum millium XX. Ceci est en rapport avec ce que dit Ammien de la multitude de troupes renfermées dans cette ville. On n'y pouvait trouver de place quand Ammien s'y réfugia; non qu'elle fût petite; mais sa population s'était grossie des habitants du voisinage qui s'y étaient retirés, et par ce qu'une foire qui se tenait dans ses fauxbourgs, y avait attiré des paysans. Le contemporain Faustus de Byzance (l. 4, c. 24) dit que, lorsque les Perses s'en emparèrent, ils y détruisirent quarante mille maisons. Ce récit, fût-il exagéré, fait toujours voir qu'Amid était effectivement une très-grande ville.—S.-M.

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