Note 55 — TROISIÈME PARTIE.
Reading edition
Je vais maintenant aborder un sujet délicat et peu traité jusqu'à cette heure. Il est relatif à Joséphine et à tout ce qui l'entourait. J'ai fait voir, par les différentes lettres que j'ai transcrites de l'Empereur et de l'Impératrice, et données par la reine Hortense elle-même, que Napoléon avait eu, dans toute l'affaire du mariage et dans celle du divorce, une délicatesse vraiment admirable. Sa réponse à l'Impératrice est remplie de cœur, tandis qu'il faut convenir que la lettre de Joséphine contenait des pensées vraiment pénibles à faire connaître pour une autre femme. Cette demande d'argent, au moment où l'Empereur venait de lui accorder deux millions[55] et un magnifique service de porcelaine de Sèvres, était peu délicate... Tout cela, ajouté à la volonté de Napoléon de rendre Marie-Louise heureuse, me prouverait qu'il n'était pas étranger à une lettre qui fut écrite à l'Impératrice, par madame de Rémusat, lorsqu'elle fut à Genève en 1810.