Note 67 — TROISIÈME PARTIE.
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Ces malheureuses dettes faisaient le tourment de l'Empereur, et ce tourment était incurable parce que Joséphine était incorrigible; partout où elle trouvait une tentation elle y cédait: une fois c'était un châle de douze mille francs qu'elle ne pouvait se dispenser de prendre parce que la couleur en était unique; une autre fois c'était une pièce d'orfévrerie en vermeil, ou bien une parure, un tableau; tout cela était acheté aussitôt que présenté. Un jour, à Genève, elle va se promener à Prégny[67]: le site lui plaît; elle achète la maison. Qu'est-ce en effet? un chalet un peu plus orné qu'un autre; mais ce chalet est trop petit, les femmes de chambre sont mal logées, les valets de chambre murmurent: l'Impératrice était bonne, elle ne voulait faire crier personne, et pour cela elle fait bâtir à Prégny. C'est peu de chose, sans doute, mais ensuite il fallut meubler cette maison... on y recevait... Enfin ce chalet devint une occasion de dépense; et comme tout est relatif, ce qui augmenterait le passif d'un budget d'une fortune de 100,000 francs de rentes, de cinq ou six mille au moins, produit relativement le même effet dans une maison de prince.