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Histoire des salons de Paris (Tome 5/6)

Note 58 — TROISIÈME PARTIE.

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»Un jour, l'Empereur, se promenant avec elle dans les environs de la Malmaison, lui offrit, en votre absence, de voir ce joli séjour. À l'instant même, le visage de l'Impératrice fut inondé de larmes... Elle n'osait pas refuser, mais les marques de sa douleur étaient trop visibles pour que l'Empereur essayât d'insister. Cette disposition à la jalousie, que le temps affaiblira sans doute, ne pourra être qu'augmentée dans ce moment par la présence de Votre Majesté... Elle se souviendra peut-être que cet été, en la voyant si fraîche, si reposée, j'oserai dire si embellie par le calme de la vie que nous menions, j'osai lui dire, en riant, qu'il n'y avait pas d'adresse à rapporter à Paris tant de moyens de succès, et que je sentais parfaitement qu'à la place d'une autre je serais tout au moins inquiète. En vérité, madame, cette plaisanterie me semble aujourd'hui le cri de la raison... Le Grand-Maréchal[58], avec lequel j'ai causé, m'a témoigné aussi des inquiétudes que je partage... Il m'a paru qu'il n'osait pas faire expliquer l'Empereur sur un sujet qu'il ne traite qu'avec douleur. Il m'a parlé avec un accent vrai de cet attachement que vous inspirez encore, qui doit lui-même inviter à une grande circonspection. Les nouvelles situations inspirent de nouveaux devoirs; et, si j'osais, je dirais qu'il n'appartient pas à une âme comme la vôtre de rien faire qui puisse engager l'Empereur à manquer aux siens[59].

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