Note 91 — QUATRIÈME PARTIE.
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Mais à la Malmaison, on y venait facilement; aussi l'Impératrice avait-elle quelquefois, le soir, jusqu'à cinquante ou soixante personnes dans son salon: la duchesse de Raguse, la duchesse de Bassano, la comtesse Duchatel, la maréchale Ney, madame Lambert, une foule de femmes agréables, lorsque même elles n'étaient pas très-jolies, ce qui arrivait souvent. Quant aux hommes, ils étaient moins nombreux; car à cette époque, tous étaient employés. Ceux qui n'étaient pas au service étaient auditeurs au Conseil d'État. Parmi les chambellans même, il s'en trouvait qui voulaient aussi connaître nos gloires et nos malheurs, et qui partaient pour l'armée; témoin M. de Thiars, chambellan de l'Empereur, qui fut intendant d'une province en Saxe, je crois, et qui fut victime d'une ancienne rancune impériale, ce qui, je dois le dire, n'est pas généreux[91].