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Histoire des salons de Paris (Tome 4/6)

Note 12 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR.

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Nous fûmes toutes et par ordre faire notre cour à la Reine d'Étrurie; elle me prit dans une belle amitié, parce que je parlais l'italien. Elle parlait mal le français, et préférait cette langue. C'était une femme d'esprit qui était à Paris dans une fausse position, et le sentait péniblement malgré la faveur de Bonaparte qui leur donnait une couronne. Elle comprit la position de son mari, lorsqu'il allait à la Malmaison et traversait toute cette place de la Révolution, sur laquelle étaient tombées quatre têtes de ses parents les plus proches!... Car le Roi d'Étrurie était non-seulement Bourbon, mais encore neveu de Marie-Antoinette[12], dont sa mère était la propre sœur!... La Reine sentait tout cela, et malheureusement le sentait pour deux; car son mari riait de tout et chantait. La Reine était laide; elle était noire, petite, maigre, et ressemblait à sa sœur, princesse du Brésil, excepté pourtant qu'elle était droite, et que la régente était déjetée. Mais le malheur de la Reine d'Étrurie en France, ce ne fut pas autant d'être laide que d'être ridicule.

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