Note 82 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
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L'époque où madame de Genlis reprenait une sorte d'influence, qu'elle eut, au reste, le bon esprit de tenir secrète, était fort belle pour notre gloire littéraire. On a beaucoup dit que le temps de l'Empire avait donné de toutes les gloires, excepté celle de la pensée. Cela n'est pas tout à fait juste; car il me semble qu'une nation qui peut donner à la renommée autant de noms que la nôtre à cette époque est encore remarquable par la pensée comme par la gloire. Châteaubriand, madame de Staël, madame de Genlis, Delille, Bonald, Michaud, Arnault, Fontanes, Picard, Duval, et tant de poëtes agréables, font, à eux tous, une preuve sans réplique. Et dans les arts: David, Gérard, Girodet, Gros, Lethière, Robert Lefèvre, Isabey, Augustin, Godefroy[82], Desnoyers, Méhul, Lesueur, Boïeldieu, Cherubini; et dans les sciences, Berthollet, Cuvier, Fourcroy, Lacépède, etc.