Note 140 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
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Quel talent! quelle puissance d'exécution! Listz et lui, voilà les deux hommes qui m'ont émue sur le piano. Steibelt a le premier révélé la musique romantique; la première fantaisie avec le même mode de variations, par triolets, en mineur, par octaves, fut faite par lui.—C'est toujours sa belle fantaisie des Mystères d'Isis, puis celle de Bélisaire, qu'on imite aujourd'hui... Lorsqu'il jouait devant des gens capables de l'apprécier, il s'élevait jusqu'au sublime dans les sons harmoniques; ces tremendos qu'il employait si à propos et que ceux qui ne l'ont pas entendu ne savent pas encore faire, quelque progrès, quelque immense progrès qu'ait pu faire le piano depuis lui!—Cette manière de bouleverser un instrument, je ne l'ai vue, je le répète, qu'à Listz. M. de Thalberg[140] me rappelle Dussek davantage, mais Steibelt m'est représenté avec le progrès dans Listz; car on peut dire que Steibelt est le fondateur de la musique romantique pour le piano.