Note 130 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
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Dussaulx avait été non pas révolutionnaire, mais peut-être plus que cela, parce que, comblé par les financiers et les receveurs-généraux, il avait écrit, à l'époque où les malheurs de la France étaient à leur comble, des choses qui font frémir sur la haute finance, à laquelle il était redevable du peu qu'il avait. Mon père l'avait obligé en lui prêtant de l'argent à son entrée dans le monde, et sa reconnaissance fut aussi longue que sa vie. Ma mère, accoutumée à accueillir tous ceux que mon père avait accueillis, reçut Dussaulx lorsqu'après avoir été[130] fructidorisé, à ce que je crois, il revint à Paris après avoir vécu longtemps caché; mais un jour, le prince de Chalais, ami de ma mère, se trouvant chez elle avec Dussaulx, répéta à ma mère le propos écrit et imprimé par lui!... Ce propos, trop infâme pour que je le répète ici, nous fit horreur!... Il ne l'avait que trop écrit!... mais il en avait du remords, et depuis il écrivit beaucoup sur Robespierre, et attaqua le comité de Salut public avec une verve qui versa encore plus de haine sur les chefs de la sanglante tyrannie populaire... Après le 9 thermidor, il se mit avec Fréron, autre homme de l'époque, chantant la palinodie après la chute des siens... Leur journal était une feuille périodique appelée l'Orateur du peuple... Le Véridique ensuite fut rédigé par lui...