Note 121 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
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Cette jeune femme était la plus élégante de la Cour de France... C'était madame de Latour-du-Pin[121], que depuis nous avons vue en France faisant le charme de la société de ses amis. Le moment de l'émigration l'avait trouvée jeune, brillante, remplie de talents ravissants, et, comme toutes les femmes ayant une place à la Cour, ne s'occupant que des devoirs de cette vie en dehors de la vie habituelle, où s'engouffrait le bonheur et tout ce qui le prépare. N'ayant jamais connu que les délices d'une grande existence, qu'on se figure ce que dut souffrir cette jeune femme en sortant des salons parfumés et dorés de Versailles, et se trouvant entourée non-seulement de sang et de massacres, mais de périls menaçant la tête de son mari, jeune comme elle, et d'un enfant au berceau!... Enfin, ils quittèrent la France; et alors, en fuyant ses bords sanglants, on était heureux!... et les enfants ne regrettaient plus même la demeure paternelle. Hélas! dans ces temps de désastres, rien n'était un asile contre la recherche des bourreaux qui avaient soif du sang innocent.