Note 76 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
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M. Fiévée, qui voyait souvent alors madame de Genlis, ayant appris sa triste position, voulut contribuer à l'adoucir. Au moment où madame de Genlis était dans la rue d'Enfer, M. Fiévée était en prison pour cause politique; on prétend qu'il était en correspondance directe avec Louis XVIII. Moi je crois que c'est une calomnie, si j'en juge par ce que je sais de la manière dont il fut ensuite avec le premier Consul et l'Empereur. Mais enfin alors il était en disgrâce. Madame de Genlis employa le crédit de ses amis et de ses parents, car il est à croire que ce fut M. de Talleyrand, ou madame de Montesson[76] et M. de Valence, qui, étant tous fort en crédit à cette époque, lui rendirent ce bon office. Quoi qu'il en soit, M. Fiévée témoigna noblement sa reconnaissance à madame de Genlis. Connaissant tout ce qu'elle souffrait, sachant qu'aucun des siens, ainsi qu'elle-même, n'avait sollicité une pension du Gouvernement, il résolut de le faire pour elle. Il avait bien prouvé que son arrestation était injuste et qu'il n'était pas en correspondance avec Louis XVIII; car presque immédiatement après sa sortie de prison, il fut en correspondance avec le premier Consul, ce qui est un peu différent de Louis XVIII. Quelle que fût, au reste, la manière dont il correspondait, quel que fût le sujet de ses lettres, il est bien certain qu'il n'y avait pas dedans une phrase qui voulût dire que Napoléon Bonaparte fût un usurpateur.