Note 108 — Au Public, LE LIBRAIRE-ÉDITEUR. (continued 2)
Reading edition
Madame de Montmorency était dame du palais de l'Impératrice, et dans la position de madame de Chevreuse pour arriver à cette fusion des partis. Elle était alors ce qu'elle est encore: une femme du monde très-aimable, connaissant ce même monde comme la patrie où elle a passé sa vie, et se riant de ses orages comme de ses joies. Ne croyant à rien de bon, et faisant continuellement du bien, elle a bien travaillé, je crois, à cette fusion, parce qu'elle a toujours témoigné de la reconnaissance à l'Empereur pour les biens non vendus qu'il lui a rendus. Madame de Montmorency avait bien une maison où elle recevait; mais ce n'était pas recevoir comme l'entendait l'Empereur. Cependant sa famille n'y mettait aucun obstacle, car M. de Breteuil venait fort souvent chez moi, et madame de Matignon[108] avait trop l'usage des Cours pour mettre une entrave à ce qui pouvait rendre un ancien éclat à la famille des Montmorency. Elle était bien spirituelle, madame de Matignon; elle était, comme sa fille, bien amusante et bien aimable.