Note 131 — FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.
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Note 131: Voici en quels termes et par quels rapprochements puérils Laréveillère expliqua gravement les noms dont il affublait les vieux monuments de la piété de nos pères: «L'église Saint-Philippe-du-Roule est consacrée à la Concorde. Ce premier arrondissement renferme les promenades des Tuileries et des Champs-Élysées et tous les jardins où, depuis deux ans, les citoyens se réunissent pour y jouir des fêtes qu'on y donne.--L'église Saint-Roch, au Génie. Dans ce temple reposent le grand Corneille, le créateur du théâtre français, et Deshoulières, la plus célèbre des femmes qui aient cultivé la poésie française.--L'église Saint-Eustache, à l'Agriculture Cet édifice est situé près la halle aux grains et de toutes les autres où l'on vend des subsistances.--L'église Saint-Germain-l'Auxerrois, à la Reconnaissance. On doit la plus vive reconnaissance aux sciences et aux arts, qui ont retiré les peuples de la barbarie. Les poëtes et les anciens historiens ne cessent de louer tous ceux qui, comme Orphée, ont adouci les mœurs des hommes et leur ont appris à vivre en société. Si un édifice doit être dédié à la Reconnaissance, c'est sans doute celui qui se trouve placé devant le palais national des sciences et des arts, celui où repose Malherbe, auquel nous devons la pureté du langage.--L'église Saint-Laurent, à la Vieillesse. En face de cet édifice est l'hospice des Vieillards.--L'église Saint-Nicolas-des-Champs, à l'Hymen. Le sixième arrondissement est un des plus peuplés; il renferme la division des Gravilliers, qui est une de celles qui ont le plus fourni de défenseurs à la patrie.--L'église Saint-Merry, au Commerce. On sait que le commerce est le lien des nations et la source de leurs richesses: si on honore l'agriculture, on doit également honorer le commerce. L'église Saint-Merry est placée devant le tribunal de commerce et dans un des quartiers les plus marchands de Paris.--L'église Sainte-Marguerite, à la Liberté et à l'Égalité. Ce nom doit particulièrement appartenir au lieu de la réunion des habitants du faubourg Saint-Antoine; on sait le courage qu'ils ont déployé dans tous les temps et à toutes les époques pour renverser le despotisme et établir la République.--L'église Saint-Gervais, à la Jeunesse. La loi du 3 brumaire a institué une fête pour la Jeunesse; l'édifice dont il s'agit est spacieux et est décoré d'un portail fait par Debrosses; ce portail date de l'époque de la renaissance de la bonne architecture, et où l'on a enfin abandonné le gothique.--L'église Notre-Dame, à l'Être suprême. On a pensé que, pour imposer silence aux ennemis de la chose publique, qui affectent d'accuser d'athéisme et d'irréligion les autorités constituées, on devait consacrer l'édifice le plus vaste, le plus majestueux et le plus central du canton de Paris, à l'Être suprême.--L'église Saint-Thomas d'Aquin, à la Paix. Les Romains avaient un temple ainsi dédié: le temple de la Paix ne peut être mieux placé qu'auprès de celui dont on va parler.--L'église Saint Sulpice, à la Victoire. Cet édifice est dans la division du Luxembourg, où est situé le palais directorial.--L'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, à la Bienfaisance. Dans le quartier où est situé ce temple, il y a plusieurs hospices.--L'église Saint-Médard, au Travail. La division du Finistère renferme beaucoup de journaliers, de gens de main-d'œuvre qui sont occupés à des travaux pénibles et utiles à la société.--Et Saint-Étienne-du-mont, à la Piété-filiale. Cet édifice est situé près le Panthéon, que la République a dédié aux grands hommes. Il apprendra à chacun que la République honore à la fois les vertus éclatantes et les vertus domestiques, et qu'en couronnant les guerriers courageux et les législateurs éclairés, elle n'oublie pas le bon père.» (Moniteur du 27 octobre 1798.) (retour)