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Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 7 / 7)

Note 361 — LIVRE VII LA CHUTE DE LA MONARCHIE (1847-1848) (continued 2)

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Il était une chose que M. Guizot supportait plus impatiemment que les injures des partis ou de la foule, de ceux qu'il appelait «les menteurs et les badauds», c'était la «pusillanimité» avec laquelle les gouvernements semblaient, par leur tolérance, s'associer aux attaques contre la politique française. «Je comprends, écrivait-il le 28 octobre 1847, j'admets même dans une certaine mesure le petit calcul qui leur fait rechercher, pour leur propre compte, la popularité du laisser-aller, en rejetant sur nous toute l'impopularité des conseils sensés et fermes... Mais il y a à cela une limite posée par le sentiment de la dignité, comme par l'intérêt du succès. Et quand je lis, dans les journaux italiens, ce concert de calomnies et d'absurdités censurées, je suis bien tenté de croire que la limite est atteinte et que nous ferions bien de faire un peu sentir que nous le pensons[361].» Quelques semaines après, le 17 novembre, devant «la faiblesse croissante des gouvernements et les mensonges de plus en plus absurdes dont la politique française était l'objet», M. Guizot déclara décidément que la limite était dépassée; il ne se contentait pas que le Pape dît à telle personne en particulier n'avoir qu'à se louer du gouvernement français; il demandait que «le langage public, les actes publics du gouvernement romain le proclamassent et le prouvassent». «Je sais, ajoutait-il, que cela déplaira aux factieux et aux badauds, et que, pour agir ainsi, un peu de courage est nécessaire. Mais vous savez qu'il n'y a pas de gouvernement possible sans un peu de courage. Déplaire à quelqu'un, risquer quelque chose, c'est la condition quotidienne de ceux qui gouvernent. Je crains qu'on ne sache pas assez cela à Rome, et qu'on ne l'apprenne à ses dépens[362].»

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