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Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 5 / 7)

Note 20 — LIVRE V LA POLITIQUE DE PAIX (1841-1845)

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À peine l'annonce du débat eut-elle forcé l'attention du public à se porter sur cette convention, que commença à se manifester une opposition d'une vivacité à laquelle personne ne s'était attendu. Quelque fait nouveau avait-il donc subitement révélé, dans l'exercice du droit de visite, des inconvénients jusqu'alors inaperçus? Non; le seul fait nouveau, c'était le traité du 15 juillet 1840 qui avait réveillé contre «l'Anglais» la vieille animosité, plus ou moins assoupie depuis 1830[20], et qui, par suite, faisait regarder comme insupportable le régime naguère si facilement accepté[21]. Le mouvement se dessina tout de suite avec tant de force que M. Guizot, malgré son optimisme habituel, fut troublé dans sa sécurité. La veille même du jour où la question devait être débattue à la Chambre, il écrivait à M. de Sainte-Aulaire, alors ambassadeur à Londres: «Sachez bien que le droit de visite est, dans la Chambre des députés, une grosse affaire. Je la discuterai probablement demain et sans rien céder du tout; je suis très décidé au fond; mais la question est tombée bien mal à propos au milieu de nos susceptibilités nationales; j'aurai besoin de peser de tout mon poids et de ménager beaucoup mon poids en l'employant. Je ne sais s'il me sera possible de ratifier aussitôt que le désirerait lord Aberdeen. Il n'y a pas moyen que les questions particulières ne se ressentent pas de la situation générale, et que, même lord Palmerston tombé, toutes choses soient, entre les deux pays, aussi faciles et aussi gracieuses que dans nos temps d'intimité.» Rien de plus fondé que cette dernière réflexion; mais M. Guizot ne la faisait-il pas un peu tard?

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