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Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 5 / 7)

Note 561 — LIVRE V LA POLITIQUE DE PAIX (1841-1845) (continued 4)

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Toutes les difficultés cependant n'étaient pas résolues. Restait l'exécution matérielle des mesures annoncées par la note du Moniteur. Les Jésuites de France étaient prêts à obéir à leur supérieur, avec cet esprit de discipline qui est l'honneur et la force de leur compagnie; mais ils avaient la mort dans l'âme, presque la rougeur au front. Jamais la soumission n'avait été si dure à l'âme du P. de Ravignan; il disait «ne pouvoir plus se montrer à aucun des pairs de France, des députés et des avocats qui avaient préparé et approuvé la consultation de M. de Vatimesnil». Dès le 10 juillet, ces religieux chargèrent le comte Beugnot de faire savoir au gouvernement que, «par un motif de paix» et en réservant leurs droits, ils étaient disposés à exécuter les instructions de leur général, mais rien de plus; au cas d'exigences plus grandes, «on serait, déclaraient-ils, nécessairement replacé sur le terrain des discussions et des résistances légales». Le ministre ne fut pas satisfait: il lui fallait, conformément à la note du Moniteur, toutes les maisons fermées, ou du moins gardées chacune par trois religieux au plus, les noviciats dissous, sauf un pour les missions, les Jésuites n'existant plus à l'état de congrégation. Il ajouta cependant «qu'il ne voulait pas user de violence, et que, si les Jésuites ne s'exécutaient pas d'eux-mêmes, il adresserait ses plaintes au Pape, assuré d'en obtenir tout ce qu'il demanderait[561]».

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