← Table of contents
Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 5 / 7)

Note 356 — LIVRE V LA POLITIQUE DE PAIX (1841-1845) (continued 3)

Reading edition

À mesure que la conquête avançait, d'autres tâches s'imposaient au gouverneur général. Lui-même ennuierait ainsi, dans ce qu'il appelait «leur ordre naturel», les trois problèmes à résoudre en Algérie: «1o vaincre les Arabes; 2o organiser et administrer le peuple conquis; 3o procéder à l'utilisation de la conquête par l'implantation sur le sol d'une force colonisatrice vigoureusement constituée[356].» Il s'était d'abord à peu près exclusivement attaché à résoudre le premier de ces problèmes. Sa conviction très arrêtée et très réfléchie avait toujours été qu'il fallait, avant tout, en finir avec la conquête, et en finir très vite, de peur d'être surpris, au milieu de cette entreprise, par quelque crise européenne du genre de celle qu'on venait de traverser en 1840. «Vous me conseillez de laisser faire la guerre et de gouverner, écrivait-il à M. de Corcelle, le 11 décembre 1841. Je vous réponds à tous que je vais au plus pressé, au plus important, et que, quand le feu sera à mon grenier, je ne resterai pas à la cuisine pour voir si la volaille est bien embrochée[357].» À la fin de 1843 et au commencement de 1844, il n'avait plus les mêmes raisons de ne pas s'occuper de «gouverner», puisqu'il proclamait la conquête accomplie. Aussi le voyons-nous alors employer les loisirs que lui laissait l'accalmie militaire à régler tout ce qui regardait l'administration des indigènes; c'était le second des trois problèmes.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings