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Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 5 / 7)

Note 202 — LIVRE V LA POLITIQUE DE PAIX (1841-1845) (continued 2)

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Notre gouvernement avait également communiqué ses résolutions aux cabinets de Vienne et de Berlin. M. de Metternich, tout en nous contestant, comme lord Aberdeen, le droit d'exclure tel ou tel prince, nous reconnut celui «d'examiner jusqu'à quel point il pouvait nous convenir de nous opposer à un acte considéré comme hostile à nos intérêts ou menaçant pour notre sûreté». «C'est le droit de paix et de guerre, ajoutait le chancelier, que je n'ai pas plus le pouvoir de vous contester que je n'ai celui de vous reconnaître le droit d'imposer votre volonté à l'Espagne.» Cette distinction théorique une fois faite, M. de Metternich proposa ce qu'il appelait «son idée»: c'était le mariage d'Isabelle avec le fils de don Carlos. Le gouvernement français n'avait pas d'objection à priori contre cette «idée», qui ne faisait pas sortir le trône de la maison de Bourbon; mais, malgré les instances de M. de Metternich, il ne voulut pas s'en faire le patron. Il n'estimait pas cette solution possible, en présence des répugnances libérales et des exigences carlistes. À Berlin, dans cette question comme dans beaucoup d'autres, on se bornait à emboîter le pas derrière la cour de Vienne[202].

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