Note 179 — LIVRE III LA CRISE DU GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE (1836—1839)
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C'était surtout à l'extérieur qu'il y avait à faire. «On nous a laissé un rude héritage, l'Espagne, la Suisse, Alger, écrivait M. Molé le 17 septembre; n'importe, j'ai bon courage, et nous irons.» Il s'appliqua, sans tarder, à rétablir avec les puissances continentales les rapports amis qui avaient été un peu altérés à la fin du ministère précédent. Il leur fit annoncer «qu'il ne donnerait aucune suite aux mesures prises par son prédécesseur» relativement à l'Espagne[179]. En effet, le corps auxiliaire, formé au pied des Pyrénées, fut immédiatement dissous; le gouvernement français se déclarait disposé à prêter encore son appui à la reine Isabelle, à protéger sa personne, mais entendait laisser à la fortune le soin de décider, sans lui, la question militaire. Après tout, l'avenir ne devait pas donner tort à cette conduite que l'opposition critiqua alors si violemment. À Vienne, où l'on était bien aise d'effacer les souvenirs pénibles du mariage manqué[180], à Berlin, et même à Saint-Pétersbourg[181], on fit bon visage au ministère qui débutait en donnant un tel gage.