Note 341 — LIVRE III LA CRISE DU GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE (1836—1839) (continued 2)
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Les journaux opposants se gardaient de laisser dans l'ombre tous ces échecs. Ce n'était dans leurs colonnes que sarcasmes contre les ministres mis en minorité, sommation de quitter la place. M. Molé et ses collègues faisaient la sourde oreille, ou bien répondaient, non sans quelque raison, que ces votes n'impliquaient pas volonté de les renverser, encore moins désignation de leurs successeurs. Quant à la mortification subie, ils tâchaient de s'en consoler, en déclarant que «le temps des majorités systématiques était décidément passé[341]». «Nous avons un étrange ministère», disait de son côté, avec plus de malice que d'exacte vérité, un doctrinaire, M. Vitet; «on le met tous les jours à la porte de la Chambre, honteux et battu; le lendemain, on râtisse les allées, et il n'y paraît plus[342].»