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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 4 de 5)

Note 229 — LIVRE IV. L'ÂGE MODERNE.

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Non qu'il soit un simple épicurien; au contraire, il est religieux à l'occasion. Quand, après la mort de son père, il faisait à haute voix la prière du soir, il tirait des larmes aux assistants, et son poëme le Samedi soir au Cottage, est la plus sentie des idylles vertueuses. Je crois même qu'il était religieux foncièrement. Il conseillait aux jeunes gens, «s'ils tenaient à la paix de leur âme, d'entretenir un commerce chaleureux et régulier avec la Divinité.» Ce qu'il avait raillé, c'était le culte officiel; pour la religion, qui est «le langage de l'âme,» il s'y tenait étroitement attaché. Plusieurs fois, devant Dugald Stewart, à Édimbourg, il désapprouva les plaisanteries sceptiques qu'il entendait dans les soupers. Il croyait avoir «toutes les assurances possibles[229]» d'une vie future, et maintes fois, à côté d'une satire bouffonne, on trouve chez lui des stances pleines de repentir humble, de ferveur confiante ou de résignation chrétienne. Ce sont là, si vous voulez, les contradictions d'un poëte, mais ce sont aussi les divinations d'un poëte; sous ces variations apparentes, il y a un idéal nouveau qui se lève; les vieilles morales étroites vont faire place à la large sympathie de l'homme moderne qui aime le beau partout où le beau se rencontre, et qui, refusant de mutiler la nature humaine, se trouve à la fois païen et chrétien.

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