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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 3 de 5)

Note 284 — LIVRE III. L'ÂGE CLASSIQUE.

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On s'en aperçoit quand on regarde les sectes. En France, jansénistes et jésuites semblent des pantins de l'autre siècle occupés à se battre pour le divertissement de celui-ci. Ici les quakers, les indépendants, les baptistes, subsistent, sérieux, honorés, reconnus par l'État, illustrés par des écrivains habiles, par des savants profonds, par des hommes vertueux, par des fondateurs de nations[284]. Leur piété fait leurs disputes; c'est parce qu'ils veulent croire qu'ils diffèrent de croyance; les seuls hommes sans religion sont ceux qui ne s'occupent pas de religion. Une foi immobile est bientôt une foi morte, et quand un homme devient sectaire, c'est qu'il est fervent. Ce christianisme vit, car il se développe; on voit la séve toujours coulante de l'examen et de la foi protestante rentrer dans de vieux dogmes, desséchés depuis quinze cents ans. Voltaire, arrivant ici, est surpris de trouver des ariens, et parmi eux les premiers penseurs de l'Angleterre, Clarke, Newton lui-même. Ce n'est pas seulement le dogme, c'est le sentiment qui se renouvelle; par delà les ariens spéculatifs perçaient les méthodistes pratiques, et derrière Newton et Clarke venaient Whitefield et Wesley.

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