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Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 3 de 5)

Note 252 — LIVRE III. L'ÂGE CLASSIQUE.

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Mais d'autres traits non moins anglais le soutiennent. Tout d'un coup, au milieu des bâillements qu'excitaient ces épîtres, les yeux s'arrêtent. L'accent vrai, les idées neuves ont paru; Dryden, écrivant à son cousin, gentilhomme de campagne[252], a rencontré une matière anglaise et originale. Il peint la vie d'un squire rural qui est l'arbitre de ses voisins, qui évite les procès et les médecins de la ville, qui se maintient en santé par la chasse et l'exercice. Il cause avec lui des affaires publiques. Il montre le bon député «servant à la fois le roi et le peuple, conservant à l'un sa prérogative, à l'autre son privilége,» placé comme une digue entre les deux fleuves, cédant davantage au roi en temps de guerre et davantage au peuple en temps de paix, «empêchant l'un et l'autre de déborder et de tarir[253].» Cette grave conversation indique un esprit politique nourri par le spectacle des affaires, ayant, en matière de débats publics et pratiques, la supériorité que les Français ont dans les dissertations spéculatives et les entretiens de société. Pareillement, au milieu des sécheresses de sa polémique éclatent des magnificences subites, un jet de poésie, une prière sortie du plus profond du cœur; la source anglaise de passion concentrée s'est tout d'un coup rouverte avec une largeur et un élan qu'on ne rencontre point ailleurs:

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