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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE

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Zohéïr évacue l'Ifrikiya.--Zohéïr rétablit ainsi l'autorité arabe en Mag'reb; mais cette victoire était précaire, car le peuple indigène, malgré ses pertes, restait à peu près intact, et son hostilité n'attendait qu'une occasion pour se manifester. Le général arabe manquait de troupes pour compléter sa conquête et le khalife n'était certes pas en mesure de lui en envoyer. Il n'est donc pas surprenant que Zohéïr ait songé à la retraite; de plus, les auteurs nous le représentent comme un musulman fervent, n'ayant pas les qualités administratives nécessaires dans sa situation. Et puis, il était bien loin pour suivre les événements d'Orient; or, tous ces premiers conquérants avaient les yeux tournés vers l'est. El-Kairouani prétend que «Zohéïr ne tarda pas à reconnaître combien était lourd le fardeau dont il était chargé et craignit que son cœur ne se corrompît au sein de la puissance et de l'abondance dont il jouissait en Ifrikiya 327». Quoi qu'il en soit, il quitta Kaïrouan avec ses principaux guerriers. Parvenu à Barka, il se heurta contre une troupe de Grecs qui venaient de faire une descente et de ravager le pays. Il les attaqua aussitôt, malgré la supériorité de leur nombre, et périt avec toute son escorte (690).

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