Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
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Les Grecs, après la défaite de Sbéïtla, s'étaient réfugiés dans les places fortes de la Byzacène et particulièrement autour de Karthage, où s'étaient groupés les derniers restes de la population coloniale. Or, les Arabes ne tenaient nullement à entreprendre de nouveaux sièges; ils songeaient encore moins à s'établir dans le pays, la plupart brûlant au contraire du désir de retourner en Orient pour montrer leur butin et raconter leurs prouesses. Dans de telles dispositions, des propositions d'arrangement que leur firent les chrétiens furent accueillies avec empressement. Ils conclurent avec eux une convention par laquelle ils s'obligeaient à se retirer contre le versement d'une contribution de trois cents kintars d'or, selon les auteurs arabes. Peut-être ce tribut énorme ne fut-il pas versé par les Grecs seuls; il est fort possible que les Arabes aient traité aussi avec les chefs de tribus berbères ou des régions qu'ils avaient parcourues, comme le Djerid par exemple. Ibn-Khaldoun dit positivement que les cheikhs berbères furent bien traités par Abd-Allah et que l'un d'eux, Soulat-ben-Ouazmar, qui avait été fait prisonnier, fut entouré d'honneurs et retourna librement dans sa tribu (les Mag'raoua), après s'être converti à l'islamisme 311.