Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
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Mahomet, comme Charlemagne et peut-être à dessein, n'avait pas fixé les règles de la succession au khalifat 302. Son oncle Abou-Beker qui, par son dévouement à toute épreuve, avait été le plus ferme soutien du prophète, fut appelé à lui succéder. C'était un homme d'une rare énergie et dont la violence se traduisait par d'implacables cruautés. Faisant énergiquement tête aux ennemis, il sut ramener la confiance parmi les siens et put ainsi battre les insurgés les uns après les autres. Ses victoires furent suivies d'horribles massacres. Quiconque apostasiait ou refusait de se convertir était aussitôt mis à mort. Les nouveaux musulmans trouvaient au contraire toutes les satisfactions de leurs passions: la guerre et le pillage. Il n'est donc pas surprenant que sous la direction d'Abou-Beker l'islamisme eût fait de si grands progrès. Les compagnons de Mahomet, les défenseurs et les émigrés étaient comblés d'honneurs et investis de commandements; ils formaient en quelque sorte une nouvelle noblesse. Tout en luttant contre les révoltés, Abou-Beker entreprenait la guerre de conquête; dès la fin de 633, ses généraux enlevaient l'Irak aux Perses et une partie de la Syrie aux Byzantins.