Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
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Mahomet avait quarante ans lorsqu'il commença à prophétiser et à prétendre qu'il recevait des révélations de Dieu, par l'intermédiaire de l'ange Gabriel: ses concitoyens l'accueillirent par des moqueries et tournèrent en dérision ses prédications. Rien ne l'arrêta, ni les injures, ni les violences, et il finit par gagner à sa cause quelques prosélytes. Mais si, après onze années d'apostolat, Mahomet avait obtenu un si mince succès chez ses concitoyens, il avait rencontré à Yatrib, ville rivale, habitée par des gens de race yéménite, des esprits mieux disposés à accueillir la nouvelle religion, et s'y était créé des adhérents dévoués. Menacé dans son existence par les Mekkois, le prophète se décida à fuir et alla, en 622, chercher un refuge chez ses amis les Aous et les Khazradj, de Yatrib, qui reçut le nom de Médine (la ville par excellence). De cette fuite (Hégire) date l'ère musulmane. Les adhérents de Mahomet lui prêtèrent à Médine un solennel serment et furent appelés ses défenseurs (Ansar). On nommait émigrés les Mekkois qui l'avaient suivi dans sa fuite. Aussitôt la lutte commença entre eux et les Mekkois, et après différentes péripéties, Mahomet entra en vainqueur à la Mekke. Cette fois, c'était le triomphe. Par la persuasion ou par la force, les Arabes durent adopter le nouveau culte. L'islamisme était fondé. Nous croyons inutile d'analyser ici cette religion dont chacun connaît les dogmes et qui a pour code le Koran. L'Iman, chef de la religion, était en même temps souverain politique de tous les musulmans. La Guerre sainte imposée aux vrais croyants, comme une obligation étroite, allait ouvrir la voie aux conquêtes 301.