Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
Reading edition
Cette fois, les révoltés kharedjites étaient, sinon domptés, du moins réduits à l'impuissance. L'Ifrikiya put profiter de quelques années de paix que le gouverneur employa aux embellissement de Kaïrouan. «En 774, dit En-Nouéïri, il fit rebâtir la grande mosquée de Kaïrouan et construire des bazars pour chaque métier. Ainsi, on pourrait dire, sans trop s'écarter de la vérité, qu'il en fut le fondateur.» En même temps il rétablissait, par son esprit de justice, la sécurité des transactions. El-Kaïrouani rapporte, d'après l'historien Sahnoun, que Yezid se plaisait à dire: «Je ne crains rien tant sur la terre que d'avoir été injuste envers quelqu'un de mes administrés, quoique je sache cependant que Dieu seul est infaillible 397.»