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Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)

Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE

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Cependant Abou-Hatem s'était avancé jusque vers Tripoli, mais, lorsqu'il connut la force de l'armée de Yezid, il renonça à lutter contre elle en bataille rangée et alla se retrancher dans les montagnes de Nefouça. Il occupait une position très forte et ne craignit pas d'attaquer l'avant-garde des Arabes. Les Kharedjites la rejetèrent sur le corps principal, puis ils regagnèrent leurs montagnes. Yezid marcha alors contre les rebelles avec toutes ses troupes, attaqua de front leurs retranchements et les enleva l'un après l'autre. Une dernière et sanglante bataille dans laquelle Abou-Hatem trouva la mort, consacra le triomphe des Arabes (mars 772). Les débris des contingents berbères tâchèrent de regagner leurs tribus, mais la cavalerie arabe, lancée à leur poursuite dans toutes les directions, fit un grand carnage des karedjites. Abou-Korra put cependant rentrer à Tlemcen. En même temps, Abd-er-Rahman, fils d'El-Habib, le seul officier arabe resté fidèle à la cause d'Abou-Hatem, se réfugia avec un certain nombre d'adhérents dans les montagnes de Ketama 396.

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