Note (retour) — DEUXIÈME PARTIE
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Dans l'est, la situation était grave: à peins le gouverneur avait-il quitté l'Ifrikiya, que le commandant de Tunis, El-Hassan-ben-Harb, s'était mis en état de révolte et avait chassé de Kaïrouan le représentant du gouverneur. El-Ar'leb, accouru en toute hâte, réunit à Gabès tous ses adhérents et se mit en marche sur Kaïrouan. On en vint aux mains non loin de la ville et la bataille se termina par la défaite et la fuite d'El-Hassan. Le gouverneur rentra ainsi en possession de sa capitale; mais bientôt son compétiteur, qui avait formé une nouvelle armée à Tunis, revint lui livrer bataille sous les murs mêmes de Kaïrouan. Après une lutte acharnée, dans laquelle El-Ar'leb trouva la mort, les rebelles furent complètement écrasés. El-Mokharek, qui avait pris le commandement après la mort du gouverneur, poursuivit les fuyards dans toutes les directions: peu après El-Hassan, qui avait d'abord trouvé un asile chez les Ketama, fut mis à mort (sept. 767) 391.