Note 3 — PRÉFACE DE 1869
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J'avais la sécurité d'un corps devenu ferme et fort où la bonne nourriture a changé et remplacé par atome et molécule tout ce qui fut faible d'abord. Je n'étais pas même effleuré des malveillances doctrinaires. Non moins indifférent étais-je aux embûches des catholiques. Tout ce que j'accumulais (sans y songer, sans le vouloir), ces faits certains, innombrables, ces montagnes de vérités qui, dans mon travail persistant, montaient, s'exhaussaient chaque jour, tout cela se trouvait contre eux. Nul d'entre eux n'eût pu deviner la solide, la profonde base que j'y trouvais, telle que je n'avais ni besoin, ni idée de polémique. Ma force me faisait ma paix. Il leur eût fallu dix mille ans pour comprendre que ce qui leur semblait faiblesse, le doux sens humain, pacifique, qui allait croissant en moi, était justement ma force et ce qui m'éloignait d'eux[3].